• Thierry Bousch (Orsay) : Calcul du temps de cycle pour un graphe d'événements avec deux retardateurs poissonniens
    Les "graphes d'événements retardés" sont l'analogue stochastique des "graphes d'événements temporisés" : les temporisations sont remplacées par des "retardateurs", qui sont des dispositifs de retard, possiblement aléatoires, ayant la propriété PEPS (premier entré, premier sorti). Les graphes d'événements retardés ont beaucoup de propriétés communes avec leurs analogues déterministes; en particulier, ils ont un temps de cycle. Après avoir indiqué quelques propriétés générales du temps de cycle, notamment sa dépendance en le marquage initial, je montrerai comment le calculer sur un exemple spécifique, avec une unique transition partagée entre deux boucles contenant chacune un retardateur "poissonnien" (i.e. sans mémoire).
  • Eric Thierry (LIAFA et ENS Lyon) : Automates cellulaires asynchrones : les mystères de l'automate 178
    L'automate cellulaire 178 est un automate unidimensionnel élémentaire (deux états possibles pour chaque cellule). Avec une règle très simple de mise à jour (je change d'état si un voisin a un état différent du mien), sa dynamique en régime synchrone a été très bien caractérisée. Par contre pour des régimes asynchrones, son comportement est bien moins compris. En particulier, si à chaque étape les cellules se mettent à jour avec probabilité p indépendamment les unes des autres, la dynamique varie fortement selon la valeur de p. Plusieurs propriétés intéressantes ont été identifiées pour cet automate simple en apparence : phénomène de transition de phase par rapport à p, lien avec la percolation dirigée, lien avec la dynamique d'un autre automate classique "Minorité en 2 dimensions". Cet exposé sera l'occasion de présenter les comportements observés, ceux qui sont prouvés et surtout les conjectures qui restent en suspens.
  • Marie Albenque (LIAFA) : Animaux dirigés et automates cellulaires probabilistes.
  • Nicolas Broutin (INRIA Rocquencourt) : Percolation, hauteur d'arbres et applications
    Il existe un lien très fort entre les modèles de percolation de premier passage et les performances des structures de données arborescentes. Je présenterai un modèle basé sur ce lien qui permet de trouver de manière très naturelle la hauteur de nombreux arbres aléatoires reliés aux structures de données. Ceci unifie certains résultats classiques (autour des arbres binaires de recherche par exemple) et ouvre de nouveaux horizons, en particulier pour l'étude des partitions géométriques utiles dans les applications graphiques.
  • Sylvain Schmitz (LORIA) : Vérification de grammaires modulaires
    L'emploi de grammaires algébriques non restreintes, ou de grammaires d'expressions d'analyse, offre une modularité appréciable pour l'ingénierie des grammaires de langages de programmation. Le pendant de cette souplesse réside dans la difficulté de détecter les ambiguïtés des premières ou les problèmes d'ordonnancement des deuxièmes. L'exposé présente plusieurs techniques apportant des réponses approximatives à ces problèmes indécidables.
  • Ana Busic (LIG (Grenoble)) : Construction algorithmique des modèles markoviens bornants
    Les techniques classiques d'analyse de modèles markoviens sont souvent confrontées au problème d'explosion combinatoire de l'espace d'états du système. Cependant, dans la pratique, il est souvent important de connaître des bornes sur des mesures de performances du système et non pas leur valeurs exactes. L'idée principale consiste donc à construire un modèle plus simple à résoudre (avec une structure particulière du graphe de transition ou avec un espace d'états réduit) et qui donne des bornes pour des mesures de performances appartenant à une famille de fonctions (par exemple des fonctions croissantes ou croissantes convexes). Je vais commencer ce séminaire par une introduction à la comparaison des variables et processus aléatoires et la propriété de la monotonie des processus markoviens. L'accent sera mis sur ses aspects algébriques, permettant une construction algorithmique des modèles bornants. Dans cette première partie nous allons considérer des modèles avec un espace d'états totalement ordonné et l'ordre stochastique usuel (st), généré par des fonctions croissantes. Dans la deuxième partie, je vais parler des limites de l'ordre stochastique st et des différentes directions possibles pour y répondre.
  • Xavier Bressaud (IML (Marseille)) : Modèles géométriques pour les substitutions
    A partir de l'étude d'un exemple particulier (l'échange d'intervalles d'Arnoux-Yoccoz), je présenterai plusieurs constructions permettant d'obtenir des représentations géométriques de systèmes dynamiques symboliques "auto-similaires" et de donner plus de sens aux images (http://www.math.harvard.edu/~ctm/gallery/index.html et http://iml.univ-mrs.fr/galerie/dac/pix/Arnoux_pix1/index.htm).

    De facon plus precise. Soit A un alphabet fini. Une substitution sur A est un morphisme de monoide libre de A* sans effacement. Elle est primitive si, pour un itéré, l'image de chaque lettre contient toutes les lettres de A. L'extension d'une substitution primitive à A^N admet un point périodique. Le décalage sur le sous-shift engendré par un tel point périodique est un système dynamique symbolique "auto-similaire". A un tel système, on peut associer une ligne brisée dans l'abélianisation Z^A de A*. Nous verrons comment les projections de cette ligne brisée sur les sous espaces stables de la matrice (l'abélianisée) de la substitution peut fournir des représentations géométrique du système symbolique. Pour analyser ces projections, nous serons amenés en particulier à définir l'automate des préfixes-suffixes de la substitution et à introduire un automate dual.